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Les " Cuisiniers du midi "
se mobilisent
Rage de défendre la restauration scolaire, besoin de corporatisme,
passion du métier, recherche de qualité ou tout simplement
envie de partager
telles sont quelques-unes des bonnes raisons qui
ont amené 3 cuisiniers à fonder, un jour de juillet 2007,
l'association " Les cuisiniers du midi ".

© CC - MAGALI BACILIERI
A l'origine, il y a Jérôme Massip du collège Camille
Claude de Launaguet (31), Christian Cau du collège Les Roussillous
de St-Pierre-de-Lage (31) et Jean-Yves Albaret du lycée Charles
de Gaulle de Muret (31), cuisiniers de leur état. Une terre: le
sud-ouest. Une raison de vivre : les enfants qu'ils nourrissent quotidiennement.
Et un slogan: " Pour que le goût ne se décline plus
en une semaine par an, mais au quotidien et dans chaque assiette. "
Telle est la donne de départ. Ajoutez à cela l'envie de
participer au phénomène de mutation de la restauration scolaire
vers plus de qualité et d'éduquer les élèves
au goût, et aussi la défense de ce service public à
caractère social et vous obtiendrez l'essence même de l'association
" Les cuisiniers du midi " née un 4 juillet 2007.Et ralliée
par de nombreux membres depuis.
uvrer à la recherche de la qualité
Premier cheval de bataille : la qualité des produits. En décembre,
une conférence traitant des " produits sous signes officiels
de qualité en restauration scolaire " a inauguré le
départ de concertations et de réflexions à grande
échelle. Avaient répondu présents des représentants
du SIQO (les Signes d'Identification de la Qualité et de l'Origine)
et de la région, des producteurs régionaux, des distributeurs
de produits bio
Le but recherché étant bien sûr
de trouver un terrain d'entente avec les producteurs locaux pour tendre
doucement mais sûrement vers des produits sous signe officiel de
qualité et favoriser si possible les filières courtes. L'association
a la chance de compter parmi ses membres un spécialiste des marchés
publics, Nicolas Albert-Fournier du collège Jean Boudou de Naucelle
(12) qui se penche très sérieusement sur la question
Mise à part la préparation des repas, quel est le rôle
d'un cuisinier ? Les enfants de Jérôme Massip tout comme
ses jeunes convives vous répondraient spontanément que c'est
l'éducation au goût et la transmission d'un patrimoine culinaire.
Car Jérôme comme bon nombre de ses collègues a à
cur de titiller quotidiennement leurs papilles au moyen de saveurs
inconnues : roquefort, cannelle, pain de seigle, crème catalane,
aligot ou encore pomme Grannith. " Notre rôle pédagogique
est capital d'autant que les parents n'ont pas toujours le temps ni la
possibilité de s'en charger ", explique- t-il. Et d'ajouter:
"Nous nous devons de les sensibiliser à l'importance de notre
mission pour la santé et le bien-être de leurs enfants ".
C'est pourquoi ce rôle d'éducateur est réaffirmé
haut et fort par tous les membres de l'association qu'ils soient diététiciens,
professeurs, ingénieurs en restauration ou responsables d'établissements.
Sensibiliser toutes les personnes concernées
Quant au patrimoine culinaire, le transmettre c'est un peu le préserver.
Pour défendre ses couleurs, l'association entend bien cette année
avoir son stand au SISQA - Semaine Internationale Sécurité
et Qualité Alimentaires -, une manifestation grand public, festive
et familiale à l'initiative de la région Midi- Pyrénées.
Pour incarner la variété des cultures culinaires, elle met
en ce moment au point une " tartine gourmande " fabriquée
à partir des spécialités de Midi-Pyrénées
telles que cabécou, rocamadour, miel, roquefort, etc. qui devrait
faire la plus grande impression
Pour rallier à sa cause toutes
les personnes concernées, à savoir parents d'élèves,
cuisiniers, gestionnaires, chefs d'établissements, élèves,
Education nationale, collectivités territoriales et fournisseurs,
l'association a mis en marche une campagne de sensibilisation. Qu'est-ce
qu'un cuisinier? Comment travaille- t-il?
" Tous doivent savoir
que nous sommes avant tout des professionnels et que nous gérons
aussi bien les prix de revient que les normes en vigueur, la traçabilité,
la qualité
", insiste Jérôme Massip. Au
moyen de plaquettes ou de réunions, les cuisiniers soulignent aussi
l'importance de ce repas du midi cuisiné avec amour et garant de
l'égalité entre les élèves. Ce qui n'est pas
rien. Pour continuer cette belle aventure, reste à régler
le problème du financement. A ce jour, les seuls fonds récoltés
par le collectif proviennent de la cotisation fixée à 10€par
an. Des demandes de subventions sont en cours auprès des différentes
collectivités de la région et devraient aboutir prochainement.
Nos " cuisiniers " y croient dur comme fer
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