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YANNICK MASSON, Chef du Département
Hôtellerie Restauration Alimentation - I.U.F.M. Midi-Pyrénées
Chargé de la formation des futurs professeurs de cuisine en Lycées
Hôteliers. Formateur en Organisation et Production Culinaire - Ingénierie
de Restauration. Co-auteur de Enseigner l'Hôtellerie Restauration
et de Cuisine Professionnelle - Guide des Techniques Culinaires. Ed. Delagrave
Lanore
Votre éditorial de septembre 2006 m'a fait
grand plaisir
Je suis totalement d'accord sur le fond de l'éditorial,
mais il demande quelques commentaires. Il est vrai qu'un métier
peut créer des vocations, attirer des jeunes, être une voie
de réussite professionnelle que lorsque celui-ci est clairement
identifié, clairement tracé dans les méandres de
l'orientation, et parfaitement reconnu par une formation et un diplôme
valorisant un ensemble de compétences et de capacités l'identifiant.
On ne peut pas, encore longtemps, faire carrière en restauration
collective que par frustration vis-à-vis de la restauration gastronomique,
occasion ou hasard. La restauration collective mérite des diplômes
reconnus. Ces référentiels de compétences doivent
être lisibles, validés par l'Education Nationale et par les
organisations professionnelles, et permettre la certification dans l'échelle
des niveaux diplômant. La restauration collective a tout aussi besoin
d'agents opérationnels de niveau CAP-BEP, mais aussi de responsables
sectoriels niveau Bac Professionnel, ou de cadres d'unité fonctionnelle
de niveau BTS et post-BTS, et cela quels que soient les secteurs de la
restauration collective. Il est plus tout à fait vrai, aujourd'hui,
même si nous sommes, hélas, loin de la création de
diplômes spécifiques, que l'on ne puisse pas compter sur
les Ecoles Hôtelières pour valoriser la restauration collective.
De plus en plus d'enseignants en lycées hôteliers ont un
parcours professionnel basé sur une expérience en restauration
collective. En effet, les conditions de recrutement pour être professeurs
sont aujourd'hui basées sur le BTS + une expérience de 5
années ou une Licence en Hôtellerie Restauration. Actuellement,
environ un quart des néoprofesseurs ont eu des responsabilités
dans la restauration collective, une expérience de gestionnaire
dans les grands groupes de la restauration collective, ou dans les unités
centrales de production autogérées, voire de formateur dans
la fonction territoriale. Durant leur formation à l'I.U.F.M. M.P.
(Institut de formation des Maîtres), un stage en restauration collective
est obligatoire afin de maîtriser les procédures et concepts
du secteur collectif. Le réalisme professionnel est un des critères
essentiels d'évaluation d'un cours de technologie et celui-ci doit
impérativement s'exprimer en abordant TOUS les secteurs de la restauration,
leur fonctionnement, les débouchés
Les enseignants
ont le DEVOIR d'ouverture vers la restauration collective dans les contenus
à enseigner, conscients que dans leur classe, si un tiers se dirige
vers la restauration traditionnelle (dont 10 % en gastronomie), plus de
50 % iront travailler en restauration de chaîne ou collective. L'objectivité
des enseignants leur permet d'aborder sans faux-semblants les avantages
et les contraintes de chaque secteur de la restauration afin que les élèves
puissent CHOISIR librement leur voie professionnelle. Même si la
route est longue, la restauration collective fait progressivement son
entrée dans les Ecoles Hôtelières. Continuons ensemble
- Professionnels et enseignants - à faire évoluer les mentalités
afin que les métiers de la collectivité soient exercés
par des jeunes compétents et formés qui l'ont librement
CHOISIE, dans l'intérêt même de ses consommateurs,
qui, eux aussi le valent bien ! "
AGNÈS VAFFIER, Proviseur du lycée
du Gué à Tresmes à Congis-sur-Thérouanne.
Présidente de l'AFLYHT.
Votre édito du n°193 de septembre 2006
Présidente de l'Association Française des Lycées
d'Hôtellerie et de Tourisme (AFLYHT), je réagis à
la lecture de votre Edito du n° 193 de septembre 2006. Je suis proviseur
de lycée hôtelier et notre établissement est abonné
à votre revue, qui est lue et appréciée non seulement
par le proviseur, mais par l'équipe des professeurs d'hôtellerie
et de restauration et aussi par le Maître Ouvrier de notre self
et ses collaborateurs. Je ne peux acquiescer à votre remarque "
Ne comptons pas sur les écoles hôtelières pour valoriser
la restauration collective! Combien d'élèves connaissent
les métiers et les débouchés des collectivités?
" Je peux vous assurer, que de nombreux partenariats existent entre
les lycées et les groupes de restauration collective, que les élèves
de Bac Professionnel font tous, pendant leurs deux ans de formation, un
stage dans des collectivités et qu'en apprentissage, un grand nombre
de jeunes signent un contrat dans des restaurants dits de " restauration
collective ". Il y a quelques années, des contacts avaient
été pris entre notre Association, qui regroupe 240 lycées
publics et privés sous contrat, et le Syndicat de la Restauration
Collective. Je partage avec vous le sentiment que, chez certains enseignants,
la voie " royale " de travail pour un cuisinier n'est pas dans
les collectivités. Cependant je peux vous assurer que les choses
bougent énormément dans le corps enseignant et dans les
écoles hôtelières. "
YANNICK VILLAIN, Responsable du CAP A.P.R.
Antenne du C.F.A. des M.F.R. de Bourgogne et du Jovinien à Villevallier
En réaction à votre édito
Tous les ans, ici ou là, dans divers journaux, je lis: " A
quand une formation ou une école spécifique pour la restauration
collective? ". Il y en a! Depuis 2002, nous avons ouvert en apprentissage
dans notre Maison Familiale Rurale les CAP Agent Polyvalent de Restauration,
Cuisinier Gestionnaire de Restauration Collective. Nous avons de grandes
difficultés à faire signer des contrats. J'ai l'impression
que les professionnels n'en veulent pas. Je ne saurais vous dire pourquoi.
Cette année encore plus de 50 jeunes sont venus nous voir. Et,
à ce jour, nous avons seulement 3 contrats d'apprentissage signés.
Depuis 4 ans nos effectifs n'ont jamais dépassé 7 apprentis.
Il me semble qu'avant d'essayer d'inventer de nouvelles voies, il serait
bon de faire vivre celles qui existent. Nous avons besoin d'aide pour
faire vivre nos filières, sinon elles vont fermer!!!!!
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