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RESTAURATION SCOLAIRE :
L'Afssa fait l'état des lieux dans les collèges
et lycées
Trop riches en graisses, trop pauvres en calcium
Le verdict de
le l'étude INCA1 (1998-1999) était sans appel: la composition
des repas servis à la cantine devait être améliorée!
En lançant une étude auprès de 1440 établissements
du second degré, l'Agence française de sécurité
sanitaire des aliments (Afssa) a souhaité estimer l'impact de la
circulaire de juin 2001et procéder à un état des
lieux.
Les habitudes alimentaires s'acquièrent en majorité au
sein de la famille, mais déjeuner au restaurant scolaire en favorise
aussi l'apprentissage. En France, 11 % des enfants âgés de
5 à 12 ans ont des kilos en trop: il est impératif d'expliquer
aux jeunes pourquoi une alimentation équilibrée est déterminante
pour leur santé ! Il est impératif, aussi, de leur servir
des repas équilibrés, nutritionnellement adaptés
à leurs besoins !
1 milliard de repas par an
La fréquentation des restaurants scolaires est en hausse depuis
la fin des années 90: 6 millions d'enfants fréquentent les
cantines, de la maternelle au lycée. La majorité des collèges
et lycées publics gèrent eux-mêmes leur service de
restauration scolaire, préparent les repas sur place et déclarent
connaître la circulaire de juin 2001. 60 % l'appliquent de façon
totale, 35 de façon partielle. Mais l'application de la circulaire
se fait à deux vitesses : les établissements sont sensibilisés
aux contraintes de sécurité sanitaire, mais montrent peu
d'intérêt pour l'équilibre alimentaire, l'éducation
nutritionnelle, et l'accueil des élèves nécessitant
un régime particulier. Des progrès sont nécessaires
pour atteindre une composition des repas conforme aux repères fréquentiels
du G.E.M.R.C.N.
Et la nutrition ?
Une minorité d'établissements ont intégré
l'équilibre alimentaire dans leur projet d'établissement
: seuls 32 % des établissements de l'Education nationale ont mis
en place une commission de restauration scolaire. Trop peu font appel
à une commission pour élaborer les menus. 4 % seulement
font appel à un personnel de santé (infirmières)
pour contrôler les menus ! Quoi qu'il en soit le prix est le critère
numéro 1 d'achat! Arrive ensuite la composition nutritionnelle
Dans ces conditions, l'Afssa recommande de mutualiser les moyens financiers
et humains afin de recruter des compétences diététiques
ou créer des groupements d'achats. Il semble nécessaire
de développer des outils pour aider les établissements dans
la définition des menus, la mise en place d'animation ou l'accueil
d'enfants aux régimes alimentaires particuliers. Enfin, il faut
multiplier la formation des personnels en nutrition et équilibre
alimentaire. La solution? Mettre les recommandations d'ordre nutritionnel
sur le même plan réglementaire que les recommandations sanitaires
comme l'envisage le P.N.N.S. 2.
Isabella Thibault
L'étude en chiffres
64 % des 11-14 ans et 65 % des 15-17 ans
déclarent prendre au moins 3 de leurs déjeuners hebdomadaires
au restaurant scolaire.
90 % des établissements ont un
système de traçabilité des denrées alimentaires.
100 % des établissements ont mis
en place au moins une procédure pour assurer la sécurité
sanitaire des aliments servis.
45 % des établissements ont un
plan de formation global annuel pour le personnel de la restauration.
Les thématiques sur l'hygiène des aliments y sont systématiquement
abordées.
20 % des établissements affichent
les informations nutritionnelles à destination des élèves
lors des repas.
88 % des établissements connaissent
les repères fréquentiels du Groupe d'étude des marchés
restauration collective et nutrition.
25 à 30 % des établissements
font appel à une commission des menus. 4 % à un personnel
de santé.
Plus de 40 % font contrôler leurs menus par un professionnel
de la santé (infirmières), plus rarement à une diététicienne.
Sources : Afssa
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